ROXY – La sélection SNOWBOARD ESSENTIALS  de Luçy

ROXY – La sélection SNOWBOARD ESSENTIALS de Luçy

la sélection roxy

Par Lucy Paltz

Trouver la bonne tenue de snow c’est une affaire de technique et une histoire de coup de coeur. Il y a le style, qu’on ne veut pas sacrifier, et le froid, qu’il faut pouvoir contrer. Pour ma part, en étant presque tous les jours de l’hiver sur la neige (et même quand les remontées sont fermées), je ne peux pas faire dans le compromis. Ni sur l’étanchéité (pour les grosses journées de pow), ni sur le confort et l’isolation (les sessions par -10°) ni sur le style et la polyvalence. Entendez par là qu’une bonne veste de snow doit pouvoir aussi se porter le soir dans la station, grâce à un look un peu urbain.

 

Je suis ambassadrice Roxy depuis des années, et ce n’est pas pour rien : je me retrouve totalement dans cette alliance entre style et technicité ! Selon les conditions météo, le type de neige, de sortie, je ne choisis pas toujours la même tenue. Voici ma sélection, peut être qu’elle vous aidera à faire votre choix…

 

STREET & MONTAGNE :

VESTE SHELTER

PANT NADIA

C’est ma veste de tous les jours, celle que je peux porter indifféremment pour rider, me balader dans la station, chiller, bref, elle passe partout. Son look hoodie est hyper cool, elle s’enfile aisément par la tête grâce à une grande fermeture latérale et un large zip à l’avant. C’est vraiment ce qui lui donne son originalité et la rend si stylée. Le col est douillet, traité HydroSmart : une formule naturelle est intégrée aux fibres et protège, apaise et prend soin de notre peau. De quoi éviter les irritations sous le menton et la peau sèche avec l’altitude ! C’est une veste d’isolation légère, donc en plein hiver, elle peut être combinée à une petite sous doudoune ou à une softshell pour les plus frileuses.

Le pant est aussi bien isolé et imperméable, ce qui est vraiment important quand on ride dans la poudreuse ou au printemps dans de la neige humide. Fabriqué en taffetas de polyester traçable REPREVE™, il est fabriqué à partir de bouteilles en plastique recyclées, ce qui le rend totalement eco-friendly.

LÉGERETÉ & COMPACITÉ :

VESTE JETSKI

PANT CREEK

Pour partir en splitboard ou rider au printemps, sans vouloir forcément investir dans la gamme Gore Tex (qui est top dans les conditions extrêmes), cette tenue est ultra légère et compacte. Le pantalon est ultra stretch donc confortable, et il est aussi imperméable que respirant. Cela le rend agréable pour marcher, monter en splitboard ou même faire du mini shred ou du jib. La liberté de mouvement est totale ! 

La veste est quant à elle facile à compacter dans un sac à dos, d’autant que sa fourrure est amovible, pratique pour changer de look rapidement et plus compact encore. C’est une veste couteau suisse avec un super rapport qualité prix. Pour ma part, au printemps, elle m’accompagne dans toutes mes sessions splitboard, je la glisse dans le sac à la montée puis je l’enfile pour me tenir chaud à la descente (avec juste un layer dessous, c’est parfait. En revanche, en conditions d’hiver, je mise sur le combo layer + hoodie technique + veste).

Retrouvez toute la collection snow sur :

ROXY.FR

à propos

LUCY PALTZ

Rédactrice et testeuse pour Act Snowboarding depuis la création du magazine en 2021, Lucy est une ACTiviste engagée qui ride du côté de Val d’Isère, avec un gros penchant pour la poudreuse et les faces vierges. 

SUN GATES UNDER THE RAIN – Short report

SUN GATES UNDER THE RAIN – Short report

SUN GATES UNDER THE RAIN

2-6 février 2021 – Avoriaz  – France

Texte & Photos – © David Tchag

  • Auto-production 100% 100%
Une semaine aux Portes du Soleil…
sous la pluie.

Fin janvier nos collègues de Banging Bees, nous invitent à les rejoindre pour passer « une semaine au soleil » début février pour shooter le team Quiksilver sur la station d’Avoriaz.

À cette période de l’année, en plein hiver, on peut espérer un soleil radieux si un anti-cyclone se pose sur la France, au pire on peut essuyer une tempête de neige.

Les prévisions météo étaient plutôt optimistes fin janvier, des chutes importantes nous attendaient entrecoupées de petites éclaircies.

Sauf qu’à l’instar de février 2020 (CF Volcom Spot To Spot), le deuxième mois de l’année résonne avec grosses chutes de neige entrecoupées de pluies torrentielles.
Et devinez quoi, c’est une pluie à noyer un poisson qui s’est abattue pendant 24 h sur notre belle poudreuse.

 

Titouan Bartet – Avoriaz 2021 • © David Tchag

Quand nous sommes arrivés sur la station,
c’était féérique !

Sans mentir, la hauteur de neige dépassait les deux mètres, les toits étaient tellement recouverts (de neige) que les chalets se transformaient en maisons de Hobbits ou en spots idéals à rider.

Après un bref repérage le lundi, toute l’équipe se réuni le lendemain pour entamer une semaine hors du temps et des contraintes sanitaires.

Tout l’enjeu était là d’ailleurs, s’affranchir des contraintes liées aux remontées fermées pour exploiter le relief et les infrastructures de la station. Rider « quoi qu’il en coûte »  avec les moyens à notre disposition.

 

 

Eliot Pentecôte – Avoriaz 2021 • © David Tchag

Titouan Bartet – Avoriaz 2021 • © David Tchag

Non, le seul problème, c’est de ne pas pouvoir se restaurer après 18h, ce qui admettons-le, est un peu tôt pour le repas du soir et trop tard pour le goûter.

Seuls quelques fast food permettaient de se faire livrer, nous avons donc eu le choix entre des burgers et des pizzas, 3 jours sur 5, les deux autres jours ont été heureusement beaucoup plus diététiques avec une raclette savoyarde et des pâtes.

 

Hugo Serra – Avoriaz 2021 • © David Tchag

Titouan Bartet – Avoriaz 2021 • © David Tchag

Julien Merken – Avoriaz 2021 • © David Tchag

 

Voilà pour l’état des lieux, une douzaine de personnes, prêtes tous les matins dès 9h à produire des images dans une station aux remontées mécaniques fermées, dans un contexte sanitaire incertain, sans possibilité de se restaurer (j’exagère), et cerise sur la tartiflette, une météo en montagnes russes et un isotherme qui ne cessait de grimper.

 

Hugo Serra – Avoriaz 2021 • © David Tchag

Mathieu Crépel – Avoriaz 2021 • © David Tchag

À part ça, tout s’est bien passé.

Pas un incident, rien que des journées plus productives les unes que les autres.

En fait, c’était plus (+) productif qu’un shooting en BC ou dans un park.
Il faut rappeler que nous avions à notre disposition des moyens inhabituels fournis par les services de la station.

Sans leur implication et volonté de participer activement à cette session/shooting, le résultat n’aurait pas été le même. 

 

Julien Merken – Avoriaz 2021 • © David Tchag

Eliot Pentecôte – Avoriaz 2021 • © David Tchag

Ainsi, deux dameuses et leur conducteur ont pré-formé des hips, quarters, kickers et landing à peu près partout où c’était possible.

Un scooter électrique permettait de tracter les riders quand la neige imbibée de pluie devenait collante.

Une cavalière et son cheval de trait ont permis des runs en Snow Joering, une formule très… médiatique de faire du snowboard, mais qui a ses limites, celles du cheval bien évidemment.

Et puis il y a eu un shooting de nuit, oui de nuit, après 18h, dans les rues d’Avo.
Tous en possession d’une attestation et autorisation de travailler pendant les horaires du couvre feu, c’est avec une certaine gratitude que les membres de l’équipe ont passé trois heures à se peler le miches sous les projecteurs installés pour l’occasion.

Pour vous situer, c’était pendant les qualifs de Natural Selection, vous, vous étiez devant RedBull TV, nous, on se transformait en bâtonnet de glace façon Miko.

Titouan Bartet – Avoriaz 2021 • © David Tchag

Je dramatise vous vous en doutez, on était p….n de trop contents d’être dehors, à rider, rigoler et passer du bon temps sur la neige.

Car oui, l’ambiance du groupe a participé à la réussite de cette semaine. Malgré toutes les contraintes et la météo, il n’y a pas eu une seule complainte ou agacement, toute monde profitait au maximum de chaque moment, bien conscient du privilège que nous vivions.

 

Et pourtant, tous les spots que nous avons ridé sont accessibles à chacun d’entre-vous.
Qu’il s’agisse de faire un run entre Avo et Morzine avec un dénivelé de 900 m, de construire un kicker sur le bord des pistes (non damée), d’agencer une ruelle en mini snowpark, les options pour prendre du fun sont nombreuses.

Sans compter que le park de la Chapelle est accessible à pieds, quelques tables et rails sont installés.

Pour les plus fainéants, il y a toujours les ascenseurs de résidences qui donnent accès à un centaine de mètres de ride entre les immeubles.

Les plus sportifs et équipés d’entre vous ont la possibilité de randonner sur les itinéraires balisés et sécurisés du domaine.

 

Julien Merken – Avoriaz 2021 • © David Tchag

Cette parenthèse sur la station étant faite, revenons à notre semaine avec les riders français du team Quiksilver.

Je ne vais pas vous refaire l’historique de la marque fondée le siècle dernier en Australie (1969), Wikipedia vous renseignera mieux que moi https://fr.wikipedia.org/wiki/Quiksilver, mais je peux vous faire part des dernières évolutions au sein du segment snowboard français et plus particulièrement sur le renouvellement du team « France ».

Plusieurs young bloods ont intégré l’équipe plus ou moins récemment, certains sont issus de la compétition comme Titouan Bartet et Eliot Pentecôte. Julien Merken, le poulain de Mathieu Siboni de 15 ans, est quant à lui en équipe de France Espoirs de Slopestyle.

• Hugo Serra est un peu plus âgé ce qui l’oriente depuis deus saisons sur le circuit du Freeride World tour.
• Noé Chaby vient compléter le tableau avec un style très skate qui lui sera bien utile dans les rues d’Avo.

• Mathieu Crépel était là lui aussi, et autant vous dire que sa réputation de « tout replaquer » ne s’est pas démentie.

Six riders réunis pour la première fois dans une station fermée… mais entièrement à leur disposition.

Titouan Bartet – Avoriaz 2021 • © David Tchag

Comment vous expliquer la situation, imaginez que vous êtes pilote de F1 et que l’on vous propose d’utiliser les autoroutes (vides) pour faire une course avec cinq potes. En temps normal ce serait impossible et dangereux, mais le Covid à changé la donne et impose à la station et les riders d’exploiter de nouvelles possibilités et transformer les contraintes en créativité.

Résultat en images dans le report « Sun Gates Under The Rain ».

Remerciements à la station d’Avoriaz et ses équipes techniques, à Quiksilver Europe et ses membres, à Julien Mounier / Banging Bees et bien évidement aux riders qui n’ont rien lâché.

Réalisation David Tchag.

Hugo Serra – Avoriaz 2021 • © David Tchag